Ce lundi 22 juin, la cité de Mupanja, à vibrée au rythme des épreuves de l’examen d’État édition 2026. Dès 9h tapante, silence dans les salles, concentration remarquable et discipline palpable. 398 finalistes, dont 194 filles, attaquent l’Exetat. Le coup d’envoi a été donné par Castro Ngwewa, au nom de la cheffe de secteur Betty Kyando Katoke. Il y a deux ans, l’Exetat à mupanja voulait dire exil : Routes, dépenses, nuits précaires vers Mutshatsha ou Kolwezi. Beaucoup abandonnaient. Surtout les filles. Mais depuis 2025, un nouveau centre a ouvert à Mupanja et en seulement deux ans d’existence le centre inscrits 998 contre 210 l’an dernier. Les filles passent de 81 à 194. Près de 90% de hausse.








Pour Betty Kyando l’ambition est clair : rapprocher l’école pour garder les élèves. Sur le terrain, cette ambition se matérialise par des classes réhabilitées, des bancs-pupitres livrés, des fournitures distribuées. Moins de discours, plus de quarante écoles sorties de terres et de bancs pupitres tout neufs livrée aux écoles publiques du Secteur. « Chaque kilomètre en moins, c’est une fille qui reste », glisse un cadre local. L’Exetat à domicile change tout. Fini les risques sur la route et les budgets qui explosent. L’État ne se fait plus attendre à Kolwezi. Il est à Mupanja et sur l’ensemble des quatre groupements qui composent le secteur de Luilu. Betty Kyando fait de l’éducation le pilier de son action politique. Résultat : un centre qui double ses effectifs en un an et une parité qui progresse. La preuve que la proximité scolaire n’est pas un slogan. C’est une politique qui retient.
Les copies sont rendues. Le verdict suivra dans le deux prochaines semaines. Mais la vraie note est déjà là : les enfants composent chez eux, apportant ainsi une sérénité inédite aux récipiendaires.



